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Il subsiste tout au long des chemins de la commune de nombreuses traces de son Histoire :
Belles ruines de l'église d'une ancienne abbaye édifiée par les chanoines réguliers de Saint-Augustin, remaniée au XVe siècle, en partie détruite depuis la Révolution. Offrait le plan habituel des églises cisterciennes avec un choeur rectangulaire à chevet plat et quatre chapelles carrées ouvertes sur la face orientale du transept (une de ces chapelles est restée intacte). Les deux dernières travées ont été refaites en style gothique en 1461
La Comtesse Reine Isabelle serait enterrée à l'abbaye de La Couronne, mais son cœur se trouverait à l'abbaye de Fontevrault (Maine & Loire)
Hôtel abbatial fin XVe siècle. Cour d'honneur entourée des bâtiments conventuels reconstruits en 1750 (XVIIIe siècle).Dans le parc mur bas orné de balustres engagés. Fontaine monumentale fin XVIIe siècle. Au bas d'un grand mur percé d'ouvertures aveugles sur les cotés, couronné d'un fronton qui renfermait les armes de France (grattées à la Révolution). Emplacement de l'aile N. du cloitre disparu.
Manoir de la Tour-Saint-Jean, XVIe et XVIIe siècle. Ancienne dépendance de l'abbaye de la Couronne. Tour ronde couverte d'un toit qui épouse la forme d'une cloche (rare en Charente) adossée à l'habitation. Terrasse latérale soutenue par d'étroites arcades.La partie Ouest d'une maison possède un pignon avec fenêtre du XVe siècle et les traces de deux ouvertures avec linteaux cintrés, dessus de fenêtre en trèfle et un contrefort. Une porte en arc brisé donne accès à un sous-sol voûté, en partie enterré, fortifié avec meurtrières. Le souterrain, taillé dans le roc, est constitué de deux salles dont l'une a pu servir de chapelle ou d'oratoire.
Château de l'Oisellerie, bâti sous François 1er (1540). Le domaine de l'Oisellerie est situé à une dizaine de kilomètres au sud d'Angoulême. Le château, aux lignes épurées et aux proportions harmonieuses, est le témoin de la première Renaissance en Angoumois.
Construit au XVe siècle sur l'emplacement d'une fauconnerie, le château de l'Oisellerie appartient jusqu'en 1678 à la famille Calluaud. Arnault Calluaud, procureur général de Louise de Savoie, échevin d'Angoulême en 1501, en avait fait l'acquisition en 1498. Il fait agrandir le logis existant : petit manoir rural à deux pignons aigus décorés de choux frisés. Une statuette d'amortissement termine chaque angle du pignon. Trois d'entre elles sont encore visibles : au sud, un chien assis tient entre ses pattes le blason des Calluaud, à l'ouest un moine ricanant et une tête de bélier.
Au début du XVIe siècle, l'architecture évolue rapidement : la décoration gothique n'est plus à la mode et cède le terrain au goût antique. Ainsi apparaît sur la tour carrée qui contient l'escalier à vis, une ornementation plus légère, caractéristique de la première Renaissance en Angoumois. Le manoir s'agrandit encore par la construction de l'aile nord et des fortifications.
Accostée à l'est d'une grosse tour ronde, à l'ouest, du pavillon carré, c'est une longue bâtisse, largement ouverte au sud par des fenêtres à meneaux.
En 1691, le château est racheté par François Maulde. Sa famille y vivra jusqu'en 1900.
A cette date, le château est vendu au département de la Charente qui le transforme en lycée agricole jusqu'en 1962.
Laissé à l'abandon, le château est enfin réhabilité par la Conseil Général de la Charente qui y héberge le CDDP en 1989.
L'église Saint-Jean-Baptiste (XI-XIIème) possède une belle façade à arcatures ainsi qu'un élégant clocher polygonal à flèche à écaille de pierre.
L’église actuelle possède une nef de 6 travées voûtée en berceau en plein cintre sur doubleaux. Etant donné que les murs gouttereaux sont renforcés par des arcs de décharge, dont plusieurs ont été doublés par des rouleaux, sans doute pensait-on couvrir primitivement couvrir la nef d’une charpente apparente, mode de couverture encore utilisé pour les église paroissiales au début du 12ème siècle. Lorsque l’architecte résolut de couvrir la nef par un berceau en pierre, il éleva des colonnes destinées à soutenir les doubleaux.
Portail roman de l'ancien cimetière.
Restes d'un édifice gallo-romain carré appelé Prison des Romains ou Tour de la Berche.
Logis de Mougnac, début XVe et XVIIe siècle. Une construction du XVe siècle est encadrée par deux pavillons du XVIIe siècle. ajourée de petites ouvertures (une avec arc trilobé).
Chapelle de Mougnac : Eglise du 12ème siècle. Elle fut ruinée en 1563. elle n'était pas complètement abandonnée en 1621, puisqu'à la date du 5 septembre, les régistres paroissiaux nous apprennent qu'il s'est fait un baptême dans la chapelle autrement connue sous le nom de "Chapelle de Monsieur Saint-Nicolas" sise au village de Mougnac, paroisse de Saint-Jean-de-la Pallud de La Couronne (sic- archives départementales).
On peut distinguer à côté de la chapelle, une tour carrée construite en 1823 qui "regarde" encore Angoulême. Elle a servi jusqu'en 1852 de tour de télégraphie de Chappe, un moyen de communication optique par sémaphore du nom de son inventeur. Une autre "machine Chappe" était installée sur une tour de l'Hôtel de Ville d'Angoulême, une troisième sur la commune de Plassac; ces trois stations faisaient partie d'une ligne Nord-Sud (Paris-Bordeaux?).
Ces deux constructions sont placées sur une propriété privée dans le village de Mougnac.
Village des Gallands: Maison forte XVe et XVIe siècle. Bâtisse fortifiée, autour deux tours devenues pigeonniers. L'une d'elle avec meutrières des XVe et XVIe siècle.
Sources d’informations : Archives municipales et départementales
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EGLISE St JEAN BAPTISTE

Selon toute probabilité, il y aurait existé un édifice avant l’an 1000 à la place l’actuelle église de LA COURONNE. En effet, des éléments réemployés de l’édifice primitif sont visibles dans l’église actuelle.
Il est fortement supposé que l’église St Jean Baptiste fut reprise au début du 12ème siècle par l’abbé LAMBERT qui en avait été le chapelain. Ce dernier ayant attiré à lui de pieux compagnons désireux de consacrer leur vie au seigneur, l’église paroissiale leur servit tout d’abord d’oratoire. Mais en 1118, leur nombre s’étant accru, l’abbé LAMBERT décida de quitter sa paroisse pour fonder l’abbaye de LA COURONNE.
C’est un peu avant, vers 1115, alors que l’évêque Girard II avait attiré des artistes pour bâtir sa cathédrale, que LAMBERT dut faire construire le transept, l’abside, et la façade de Saint Jean, peut-être aussi les 2 travées ouest de la nef.
De bons travaux de restauration eurent lieu en 1867 et 1893.
La nef
L’église actuelle possède une nef de 6 travées, voûtée en berceau en plein cintre sur doubleaux.
Etant donné que les murs gouttereaux sont renforcés par des arcs de décharge, dont plusieurs ont été doublés par des rouleaux, sans doute pensait-on couvrir primitivement couvrir la nef d’une charpente apparente, mode de couverture encore utilisé pour les église paroissiales au début du 12ème siècle.
Lorsque l’architecte résolut de couvrir la nef par un berceau en pierre, il éleva des colonnes destinées à soutenir les doubleaux.
Aux 2 fenêtres qui s’ouvrent dans la dernière travée, le maître d’œuvre ajouta des ouvertures percées dans la voûte à l’appui des bandeaux sur lesquels elle repose. Leur présentation attire le regard, car on n’en trouve du même type que dans la nef de PLASSAC, construite beaucoup plus tard.
Grâce à l’initiative très probable de LAMBERT, on agrandit la nef de 2 nouvelles travées.
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LA GENDARMERIE DE LA COURONNE
L’ancienne caserne
Lettre du 19 Août 1872 adressée à Monsieur le Préfet par le service de l’architecte du département, pour rechercher un casernement à la brigade de gendarmerie qui vient d’être concédée à cette localité. Elle indique qu’un lieu a été trouvé en la place d’une propriété de Monsieur LARDY. Il s’agit d’un immeuble.
Il se compose d’un corps de bâtiment pour 4 logements, le 5ème logement se trouve dans la cour, il est composé de 3 pièces, il existe 4 petits chais, des greniers, un puits, et des cabinet s d’aisance séparés pour homme et pour femme.
En lettre du 20 Août 1872, le capitaine d’escadron donne un avis favorable au projet de casernement proposé par Monsieur l’architecte pour la brigade de LA COURONNE ;
En exécution de l’arrêté des consuls du 24 vendémiaire an XI et d’après l’instruction du ministre de la guerre du 18 brumaire suivant, le 23 Septembre 1872 est signé un bail entre le préfet, le chef d’escadron (Monsieur HUGAUD) commandant la gendarmerie de la Charente, et Monsieur LARDY Pierre, dit Alphonse.
Il est convenu ce qui suit :
Monsieur LARDY donne au département pour bail à loyer, pour 6, 9, ou 12 années consécutives qui commenceront à courir du 1er Janvier 1873, une maison devant servir au casernement de la brigade de gendarmerie à pied qui doit être placée dans cette localité, ladite maison sise à LA COURONNE sur la grand rue (chemin d’intérêt commun N°5 de LA COURONNE à MOUTHIERS)
Madame JARTON, assistée et autorisée de Monsieur JARTON son mari propriétaires, demeurant ensemble à St MICHEL donne au département par bail à loyer de 9 années consécutives, qui ont commencé à courir le 1er Avril 1888, une parcelle de terrain dont elle est propriétaire à LA COURONNE, pour servir de jardin à la brigade de Gendarmerie. Le prix du loyer est de 50 F
La parcelle est d’une surface de 13 ares, 30 centiares.
Le terrais est situé à 100m de la caserne entre le bourg et le chemin de fer (38 m de long, sur 35 m de large)
Les gendarmes souhaitaient avoir un jardin car ils se plaignaient de la cherté des denrées alimentaires, et surtout des légumes qu’ils paient à prix plus élevé qu’à ANGOULEME, puisque les revendeurs viennent s’approvisionner à la ville. De plus, ils n’ont qu’un petit jardinet que l’on ne peut cultiver pour les légumes. Enfin, cette brigade n’a pas comme à ANGOULEME, COGNAC, une indemnité pour cherté de vivres.
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LES FOIRES DE LA COURONNE
En Septembre 1651, les lettres patentes du roi Louis XIV, portent établissement de foires et de marchés au bourg de LA COURONNE ;
Elles furent obtenues par les jésuites
Elles portaient établissement de 6 foires par an, et un marché par semaine.
Les jésuites présentèrent une requête au présidial, le 29 Février 1652 pour obtenir l’exécution des lettres patentes.
Le 22 Mars, une sentence du présidial accorda aux jésuites leur demande.
L’inauguration des foires eut lieu le 11 Mai 1652.
Elles se déroulaient :
· Le mardi de Pâques
· Le 11 Mai
· Le 24 Juin
· Le 19 Août
· Le 15 Novembre
· Le 28 Décembre
Les marchés avaient lieu le mardi de chaque semaine.
Jean MARTIAL, « maître visiteur et réformateur des poids et mesures d’Angoumois » se rendit à LA COURONNE, et vers les 10h du matin, à la requête du syndic des Jésuites, il accomplit les « anciennes cérémonies » d’usage en pareille circonstances. Il jeta en l’air de l’argent monnayé en signe de largesse, cria et fit crier « Vive le roi et les pères Jésuites »et, les lettres patentes ayant été lues, il ordonna aux marchands de déployer leurs marchandises et de les mettre en vente.
Il désigna ensuite, comme champ de foire des bœufs, chevaux et autre bétail une pièce de terre de 3 journaux environ « sise près le cimetière appelé des pauvres ».
Enfin, « sur une autre place située près le grand cimetière ……. Et des maisons de Marguerite POIRIER, femme de Laurent BEZIE, TEXIER, et de Jean de LAFONT hôtelier, contenant 30 pas de long environ, et 15 de largeur », il fixa également l’emplacement de la halle que les Jésuites devaient construire dans l’an, avec bans et étaux, pour la conservation des marchands et des marchandises.
les droits qui se lèvent à LA COURONNE au bénéfice des Jésuites
· Pour placer une paire de bœufs : 10 deniers
· Pour vendre une paire de bœufs : 10 deniers
· Pour placer un cheval de charge : 5 deniers
· Pour placer des pourceaux et autre bétail : 5 deniers
· Pour la vente des pourceaux et autre bétail : 5 deniers pour les étrangers et 2 deniers pour les habitants.
· Pour un boucher qui se sert de bancs sous la halle : 4 sols
· Pour les merciers : 1 liard les jours de foire, et 1 denier les jours de marché
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